Big Wrecks Week Xpedition SARDINIA 2004
AQUATICA TEAM
Villasimius
du 24 settembre au 2 octobre 2004

Nous sommes à moins d’une semaine de l’Xpedition Big Wrecks Week 2004 et tout est déjà prêt. Je recontrôle pour toute sécurité, redoutant l’oubli d’un matériel essentiel : l’hôtel est réservé, le programme de plongée établi, les mouillages contrôlés, les gaz arrivés, les vêtements personnalisés fabriqués, les transferts des plongeurs planifiés, le matériel de plongée et de gonflage au point, les pièces de rechange et le sofnolime pour les rebreathers sont prêts et les participants ont confirmé leur arrivée en date et en heure… Je crois n'avoir rien oublié, mais la liste peut s’allonger indéfiniment, compte tenu de l’imposante quantité de travail requise pour le bon déroulement d’une expédition de plongée à laquelle participent 30 personnes !

 

Nous arrivons en Sardaigne mercredi 22 septembre 2004 au matin, deux jours avant le début officiel de la Big Wrecks Week Xpedition. Nous y sommes accueillis chaleureusement par Stefano, Susanna et Andrea, les amis et responsables du club de plongée PRO DIVE. Et, surprise, deux amis inattendus se sont établis à l’hôtel Fiore di Maggio : Franco Garofalo (appelé "le professeur", et qui est effectivement professeur de génie Electronique à l’Université de Naples) et Vincenzo Morgera, responsable de Technosub Diving à Ischia. Franco, qui vient à peine de terminer un congrès à Villasimius, a prolongé son séjour et participera aux premières plongées de l’Xpedition.


                   

 

 

 

 

 

Je goûte la tranquillité des lieux, qui seront dans deux jours envahis par 30 plongeurs venant des quatre coins de l'Europe. Je prends mon temps pour décharger le fourgon (rempli du sol au plafond)   et planifier l’arrivée des différents membres de l’Xpedition.

La journée passe rapidement, avec l’installation de deux boosters professionnels Haskel, du compresseur portable pour les bouteilles de trois litres et le rangement des bouteilles de 40 litres d’oxygène et d’hélium. Il n'y en a cette fois-ci que 12, soit moins de 20 % de la quantité utilisée lors des Xpeditions précédentes. Le pouvoir du rebreather !

Jeudi, les premiers participants arrivent : Roberto Rinaldi, Helmut Biechl (immédiatement rebaptisé LUFT, mot  allemand écrit sur ses bouteilles et qui veut dire "air") et Philippe Cathiard qui rejoint d’une façon mouvementée l’aéroport de Cagliari. Après quelques péripéties et rendez-vous manqués, il arrive finalement juste à temps à l’hôtel pour le dîner. Dans la nuit nous rejoignent Jeroen Bierkester, Joseph Vultaggio et Jules Jacques, notre imparable assistant de surface.
 

Vendredi matin nous commençons par l’épave du Marte, un cargo construit en 1917 dans les chantiers navals Réunis de Palerme et coulé le 29 décembre 1942 par une torpille du sous-marin anglais le TURBULENT.

La journée est bonne et il est possible de partir de Villasimius, pour l’heure de navigation qui nous sépare de notre site. Nous en profitons pour calculer le temps nécessaire pour la navigation et le gonflage. Quand nous serons au complet, le bateau sera plus lent et il vaudra mieux aller en voiture jusqu'à Port Pirastru, une baie agréable à quelques minutes de notre point de plongée. Nous arrivons sur le site et fixons le mouillage à la bouée déjà reliée à l'épave. Roberto, Philippe, Helmut et moi-même nous immergeons en circuit fermé, entre Franco et Vincenzo qui sont en circuit ouvert. La descente est rapide en l'absence de courant et dès 20 mètres de profondeur, grâce à une visibilité excellente, nous apercevons l’épave qui se trouve à 30 m en contrebas. Roberto a apporté deux appareils photo et va utiliser les deux pellicules pendant les 50 minutes passées au fond.

L’épave est coupée en deux : l'un des morceaux est posé tout droit sur le fond, alors que l’autre est couché sur le flanc gauche. Nous commençons l’exploration de la cale centrale, remplie de pneus de camion puis nous dirigeons vers la poupe. Nous arrivons à ce qui devait être l’infirmerie. Nous apercevons d'étranges éponges pendant du plafond. En s'approchant, elles se révèlent être des ampoules de solution physiologique recouvertes d’algues.

 

Sous le pont supérieur nous explorons les recoins : quelques grosses bombonnes de verre sortent de la boue et sous l'emplacement du canon nous trouvons le magasin de munitions qui contient encore des projectiles. Lors de mon premier passage, il y a un an, ils étaient rangés en ordre parfait, mais ils sont maintenant éparpillés, peut-être par un plongeur cherchant à rapporter un souvenir à exposer dans son salon... Sortis sur le pont, nous nous retrouvons en face du canon situé à l’extrémité de la poupe, qui deviendra une photo splendide grâce Roberto. Il est temps de remonter et d'entamer la décompression, sous la garde rassurante de Jules, qui, en plus du contrôle de la décompression, récupère les appareils photos et l'équipement qui n'est plus nécessaire. Nous sommes ainsi beaucoup plus à l'aise pour finir notre heure de décompression.

De retour à l’hôtel, le groupe s'enrichit des hollandais Tom et Vera Jasper, Paul Hendricks, Patrick et Lisenka Box, des italiens Roberto Bordin, Massimiliano et Laura Piccolo et Riki Sagi (d’origine hongroise), et des polonais Adam et Patricia Wysoczanski.  En soirée, en provenance d’Angleterre, nous rejoignent Dave Tomphson et John Dridhen. Après le repas, nous réussissons à convaincre Franco d'improviser une petite conférence sur le futur de l’électronique appliquée au contrôle du rebreather, sujet d’une de ses recherches universitaires. Le Parc marin de Capo Carbonara nous a fourni le matériel adéquat et nous profitons tous de l'intervention.

 

Le matin du samedi nous retournons sur le Marte, mais en, plus du pneumatique de Stefano, nous avons besoin de celui de Simone : les plongeurs sont maintenant 18, dont 14 en circuit fermé Inspiration et seulement 4 en circuit ouvert. Par rapport aux Xpeditions précédentes, la proportion entre circuit ouvert et fermé s’est inversée avec une large prédominance de ces derniers. L’efficacité et la sécurité assuré de ces appareils a convaincu la majeure partie des membres de l’Xpedition de les utiliser. Les avantages sont nombreux, notamment  en terme de confort et d'augmentation du temps passé au fond.

 

Au moment d’entrer dans l’eau, les conditions sont optimales et la plongée se déroule parfaitement. Mais quand nous arrivons aux paliers de décompression proches de la surface, les mouvements désordonnés du filin de mouillage nous avertissent que la météo s’est dégradée. En surface, le vent d’est s’est levé et creuse des vagues de plus de 3 mètres, rendant épuisant la montée à bord. Après de longues minutes, nous revenons enfin dans les eaux calmes de Port Pirastru où les plongeurs descendent à terre, pendant que le pneumatique retourne par mer à Villasimius.

Après un déjeuner bien mérité, vient l’heure du gonflage. Pendant les dernières Xpeditions, ce moment s’est révélé crucial, à cause du temps et du nombre important de personnes nécessaires. Cette fois-ci, cependant, à la place des grandes bouteilles contenant du Trimix et des multiples bouteilles destinées aux paliers de décompression, nous n’avons qu’une poignée de bouteilles de trois litres à gonfler à l’air, à l’oxygène et au Trimix 8/64 (8 % d’oxygène, 64 % d’hélium et 28 % d’azote). Le gonflage s’est transformé en une opération rapide et simple, à tel point que nous avons le temps d’aller prendre l’apéritif au centre de Villasimius. C’est une étape importante pour la cohésion du groupe (il faut bien trouver une excuse…) où nous pouvons évoquer la plongée du matin, se raconter nos Xpeditions et expériences et, bien sûr, passer un bon moment. Et, comme à chaque Xpedition, le miracle s’opère : "la sauce" prend, la communication passe, malgré une importante barrière linguistique : 6 langues sont parlées simultanément.

Avant le dîner les derniers arrivants nous rejoignent : Stéphane Havard de Paris, Jean Marc Belin et Laurent Ballesta de Montpellier, et Mickael et Karine Klemm d’Allemagne viennent compléter notre groupe.
Dimanche matin, le mistral souffle et nous devons nous diriger vers le Loredan à la place du Bengasi prévu. C'est un cargo de 1 357 tonnes construit en 1936 et utilisé pendant la guerre pour escorter des convois. Il était d'ailleurs en convoi avec l'Isonzo et l'Entella le 10 avril 1943, entre Cagliari et Maddalena, quand il fut coulé par le sous-marin anglais le Safari, à 18 h 30 au large de la tour des Stelle. Actuellement il se trouve à une profondeur de 65 mètres.
 

Le groupe est vraiment nombreux : 18 plongeurs dont 15 en circuit fermé Inspiration. Je descends avec mon binôme de toujours, Roberto, chargé de son appareil photo. Dans l’eau, la complicité est totale, au point qu’il nous suffit d’un regard pour comprendre ce que veut l’autre. Une connivence due à la centaine de plongées réalisées ensemble, dans des conditions parfois extrêmes. Il ne faut cependant pas négliger l’apport du rebreather, qui, grâce à son architecture particulière nous permet de parler dans l’eau sans matériel particulier.

Le Loredan est complètement recouvert de gorgones caméléon entremêlées, jaillissement de couleurs éclatantes, variant du jaune vif au rouge intense. Après avoir fait le tour extérieur du navire, nous cherchons une voie pour y pénétrer. Non sans difficultés nous réussissons à entrer dans la salle des machines et les cabines, mais les pillages ont laissé bien peu du bateau originel.

De retour à l’hôtel, nous retrouvons, en provenance du Luxembourg, Penny Glover retardée par un problème de voiture. Le déjeuner est expédié et les accompagnateurs embarquent pour une plongée du côté de l’île de Cavoli. Quelques plongeurs courageux du matin se joignent au groupe qui finit par compter 12 personnes.

Le soir venu, la salle à manger du Fiore di Maggio accueille enfin l’Xpedition au grand complet.  C’est le moment idéal pour une autre de nos bonnes habitudes : chacun des membres de l’Xpedition a apporté une spécialité de sa région : les saucissons côtoient les vins de toutes origines, tandis que la fondue savoyarde s’encoquine avec le fromage anglais et, nouveauté, avec les délices culinaires polonais.

La matinée du lundi nous apporte les conditions météorologiques optimales pour plonger sur le Bengasi, dont l’exploration était prévue la veille. Il s’agit d’un paquebot construit en 1912 par le chantier naval d’Ancone. Long de 84,5 m et large de 11,1 m, il est équipé d’un moteur à triple expansion munie de deux chaudières. Sa navigation prend fin le 6 mai 1941 pendant un trajet de Naples à Cagliari, coulé sur un fond de 96 m par le redouté sous-marin anglais le Truant, qui infligea de nombreuses pertes à la flotte italienne pendant la guerre.

Cette fois-ci, nous sommes obligés de faire deux tours, puisque nous sommes maintenant 20 plongeurs : 18 en circuit fermé et 2 en circuit ouvert. L’épave se révèle toujours des plus belles et fascinantes. Est-ce son parfait état de conservation, la visibilité stupéfiante malgré une profondeur de près de 100 m, ou encore les découvertes sans cesse renouvelées, mais, malgré 25 plongées, je suis toujours fasciné à chaque fois que je plonge sur le Bendasi. La première étape est naturellement la “cale aux verres”, splendide spectacle de milliers de verres, bouteilles, vases, flacons, plats de toutes sortes, dimensions et formes, gisant quasi intacts en un immense tapis à peine recouvert d’une fine poussière. Roberto et moi connaissons bien l’intérieur de l’épave et laissons le reste de l’équipe s’imprégner du spectacle, pendant que, pour la première fois, nous restons sur le pont. Même d’ici, le spectacle est à couper le souffle. Nous nous laissons envahir par la beauté du panorama, dans un silence inhabituel. Les bulles ! Il n’y a plus de bulles ! Maintenant que nous plongeons avec des rebreathers et donc recyclons le gaz respiré, le monde du silence reste le monde du silence ! Pas de bruit ni de bulle pour gâcher le paysage.

 

 

 La première fois que nous avons plongé avec l’Inspiration, Roberto et moi-même, nous étions restés 27 min à 100 m de fond, limite dangereuse  pour un plongeur Trimix. Aujourd’hui, nous dépassons l’imaginable en prévoyant un temps au fond entre 30 et 50 min. Temps que nous pouvons faire varier sans avoir à le planifier d’une façon stricte, comme il est nécessaire pour les plongées TRIMIX. Cette souplesse est aussi synonyme d’une plus grande sécurité : auparavant, dépasser le temps planifié au fond correspondait à risquer de se trouver à cours de gaz lors de la décompression, sans parler du stress engendré par l’obligation de garder un œil sur l’ordinateur. Quelques minutes de dépassement ne sont plus maintenant synonyme de risque mortel. Au confort mental s’ajoute le confort physique : fini l’équipement de plus de 100 kg, le transport des multiples bouteilles de paliers et le risque de s’accrocher ou de rester coincé.

L’après-midi, un groupe d’une trentaine de personnes toutes « marquées » des pieds à la tête au blason de l’Xpedition Team, déboule après l’orage dans les rues du centre de Villasimus. Nous sommes loin de passer inaperçus et nombreux sont les passants qui nous arrêtent et nous questionnent.

 

Le matin suivant, l’équipe est de nouveau divisée en deux tours de 10 plongeurs. Nous décidons de faire une plongée plus tranquille -du point de vue profondeur- et choisissons l’épave de L’Isonzo, un navire citerne construit en 1937 par le chantier naval de Riva Trigoso. Il a été coulé en même temps que le Loredan le 10 avril 1943 par le sous-marin anglais Safari.

Considérant la moindre profondeur : nous ne sommes « qu’à » 56 m, cette épave est plus souvent visitée que celles explorées par l’Xpedition Team. Nous avons décidé avec Roberto de rester au fond une heure, et compte tenu de ce temps, pourrons fouiller de fond en comble l’intérieur du navire. Après être entrés dans quelques « trous » se terminant en impasse, après avoir rampé dans la boue sans rien trouver d’intéressant à voir ni à photographier, notre persévérance est enfin récompensée par la vue au fond d’une cale perdue, de deux masques à gaz à moitié recouverts par des sédiments. Même en prenant mille précautions pour les soulever, de fines particules se mettent en suspension et empêchent toute visibilité. C’est donc à tâtons que nous retrouvons le goulet du retour, chargés des deux masques. Ceux-ci sont photographiés par Roberto avant de reprendre le chemin du retour et d’atterrir dans la vase qu’ils avaient quitté quelques minutes auparavant. Ainsi, les prochains visiteurs pourront eux-aussi goûter l’émotion qui nous a étreint lors de notre découverte. En espérant qu’ils remettront en place les vestiges de cette guerre !

 

 

Je réserve une petite surprise à l’équipe le jour suivant : la visite imprévue d’une épave rarement explorée, en tout cas jamais par l’un d’entre nous, le Valdivagna. C’est un cargo construit en 1913 par le chantier naval de San Rocco et coulé le 9 janvier 1941 par le sous-marin anglais Pandora sur un fond de 73 m.

Mais les surprises ne sont pas terminées... L’épave ne se trouvant pas très loin du Marte, nous laissons le pneumatique faire le trajet d’une heure à vide pendant que nous prenons la voiture, destination la paradisiaque plage de Costa Rei. Arrivant avec un peu d’avance sur le bateau, nous profitons de la plage et du soleil… Les plongeurs venant du nord de l’Europe s’enthousiasment à la vue du bleu du ciel et de la mer. Certains envoient des photos par portable à leur conjoint et la réplique ne se fait pas attendre : et si tu m’envoyais un billet d’avion plutôt qu’une photo !

Le pneumatique arrive enfin et nous embarquons pour quelques minutes de trajet. La visibilité est parfaite et Jules, qui est allé poser le mouillage à 15 m, dit apercevoir l’épave plus de 50 mètres en contrebas. Ici, comme sur le Loredan, il y a de splendides gorgones caméléon. Après le tour externe, nous choisissons de rentrer par la partie arrière, la mieux conservée. Il devait s’agir de la zone où il y avait les cabines des passagers car nous trouvons des lits et des salles de bain. De retour à la surface nous rejoignons la plage où un pique-nique nous attend, préparé par les accompagnateurs. Que demander de plus ?! 

Après cette pause réconfortante, une partie de l’équipe rentre en voiture, tandis que les accompagnateurs et quelques plongeurs courageux du matin prennent le pneumatique pour une plongée à l’île de la Serpentara.

La météo du lendemain est si parfaite : ciel bleu, mer d’huile et pas un souffle de vent, que nous ne pouvons hésiter sur le choix de l’épave : le San Marco, épave la plus profonde : 110 m…

Ce cargo fut construit en 1919 par le chantier naval de Wood Skinner & Co. Ltd. à Newcastle-Upon-Tyne. Il faisait 103,6 m de long, 14,23 de large, avec un tonnage de 3 076 tonnes. Il fut coulé le 1er juin 1941 par le sous-marin anglais Clyde.

Nous avions dédié l’Xpedition de l’année passée au San Marco : 30 plongées effectuées à 110 m de fond, consacrées à l’exploration de l’extérieur de l’épave. Roberto et moi-même décidons, cette fois-ci, d’y pénétrer. La visibilité est parfaite au fond, même si la luminosité est forcément réduite par les 100 mètres d’eau qui nous séparent de la surface. Après le gouvernail, l’hélice et le canon, nous commençons à palmer vers la proue et arrivons au château central. Je rentre directement à l’intérieur et me retrouve dans ce qui devait être la cuisine du navire. Il y a encore les casseroles, les couvercles, plats, bouteilles et une quantité d’accessoires de cuisine. Roberto, encombré par son matériel photo ne peut y entrer et cherche en vain une voie d’accès plus large. En vain, car nous sommes au fond depuis 24 min et devons penser à remonter. Pour limiter le temps de décompression, nous décidons de rejoindre le filin en remontant en diagonale. Mais, en arrivant à l’aplomb de la poupe, je vois quelque chose bouger à côté de la coque. Après quelques minutes d’hésitation je redescends de 5-6 mètres et me retrouve nez à nez avec un magnifique Saint Pierre absolument immobile à côté de l’arête du pont. Je « hurle » à Roberto de descendre et de prendre les dernières photos de sa pellicule. Le poisson est splendide, avec une épine dorsale totalement déployée et tremblante de colère d’être dérangé par deux bipèdes. Son hésitation à nous attaquer permet à Roberto de prendre tranquillement ses photos. Nous reprenons ensuite la route interrompue vers la surface, un œil sur l’ordinateur qui nous indique un temps au fond de 28 min et une montagne de paliers de décompression… Mais cela en valait la peine !

 

 

 

Quand nous rentrons au port, satisfaits mais harassés, nous sommes accueillis par les filles restées à terre : elles nous ont préparé une spécialité hollandaise : des petits fours salés et des fleuves de bière glacée… Wahou !!!

I Francesi da sx: Stephane, Joseph, Laurent, Philippe, Jean Marc

Nous sommes déjà vendredi et la fin de l’Xpedition se profile tristement. Cette semaine a été riche en émotions pas seulement subaquatiques ! Mais vendredi est aussi le jour de la plongée sur le Bengasi. Roberto, mon binôme de légende, étant parti la veille pour un de ses voyages à travers le monde, je plonge avec Riki Sagi et Roberto Bordin. J’en profite pour prendre mon propre matériel photo, ce qui ne m’arrive plus aussi souvent qu’avant. En effet, quand on prend des photos on se concentre sur un sujet et on voit peu de la plongée. Or, il est vital à ces profondeurs de garder un contrôle absolu sur l’environnement, c’est pourquoi un photographe ne plonge jamais seul. Mais cette fois-ci, m’étant entouré de deux « anges gardiens », je prends tout mon temps pour régler mon appareil photo et les trente minutes prévues au fond prennent rapidement fin.

L’après-midi va permettre aux accompagnateurs de faire leur dernière plongée, cette fois-ci sur le Romagna. Ah, le Romagna …. Encore une belle histoire à conter !

Et le soir vient, avec les embrassades anticipées de ceux qui partent aux aurores demain. Chacun se retrouve alors les poches pleines de cartes de visite, de mots griffonnés à la hâte sur des bouts de papier et bercé par les promesses de se recontacter rapidement. A l’inverse d’ordinaires rencontres de vacances, les membres des Xpeditions restent vraiment en contact et se retrouvent régulièrement lors de salons de plongée et de week-end consacrés à leur point commun fédérateur : leur passion pour la plongée.

Gli Inglesi da sx: John, Dave, Penny

I tedeschi da sx: Michael, Karine, Helmut (Luft)

Gli Olandesi in piedi da sx: Vera, Paul, Lisenka, Patrick
In ginocchio: Tom

Dalla Polonia : Adam

Aldo e Franco (O' Professore)

Ricky e Roberto

Ancora Francia : Jeroene

Massimiliano, Roberto, Laura

Athena

Roberto

Susanna

Andrea e Stefano

Vincenzo

Simone

Il reste une poignée d’irréductibles qui plongeront le lendemain sur le Loredan, profitant de l’Xpedition jusqu’aux derniers instants.

Le programme à venir ? Beaucoup de projets : une croisière dans les îles du golfe de Naples, Ischia, Capri et Positano en juin 2006, les îles Cayman, et encore l’île submersible de Ferdinandea.

Mais une chose est déjà sûre et définie : le rendez-vous en Sardaigne du 23 septembre au 1er  octobre 2005. Réservez vos places !

 

Quelques données :

 

31 participants (19 plongeurs en circuit fermé CCR Inspiration, 9 plongeurs et accompagnateurs plongeurs en circuit ouvert, 3 accompagnateurs non plongeurs),

170 plongées effectuées pendant l’Xpedition, dont 130 en circuit fermé Inspiration,

Plus de 7000 minutes passées au fond (plus de 116 heures),

Profondeur maximale atteinte : 108 m,

Temps total maximal des plongées : 189 minutes,

Nombre maximal de plongées effectuées par un seul plongeur : 12,

Quantité de gaz utilisée pendant l’Xpedition : 8 bouteilles de 40 litres d’oxygène et 6 bouteilles de 40 litres d’hélium,

Tous les plongeurs en CCR ont utilisé un ordinateur VR3 pour gérer leur décompression,

Nombre de bières consommées pendant l’Xpedition : TOP SECRET !

 



info@xpeditionteam.com 
 

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